San Fernando, Tigre, Buenos Aires

San Fernando, Tigre, Buenos Aires, tous ces lieux sont remplis d’oiseaux, de bateaux, d’arbres en fleurs, c’est l’Argentine telle que nous l’aimons déja. Ici c’est l’Europe d’autrefois transformée par la magie du continent, la nature exhubérante, le tempérament latin des immigrants. On croyait trouver la fraicheur, c’est l’été qui nous assomme, avec 35°, les orages et les pluies tropicales. Notre marina regorge d’oiseaux qui y nichent, les chevaux viennent y brouter en toute quiètude, les chiens de tous bords nous accompagnent. Notre séjour s’est un peu prolongé et nous a permis de profiter de Buenos Aires, » la Capital federal », de trainer dans les musées, les librairies, les ruelles, toutes choses dont nous faisons provision avant de quitter la civilisation pour le grand sud : San Telmo et ses antiquaires, ses bars à Tango, la Plaza de Mayo, où les traces des soufrances sont encore présentes, « folles de mai » ou vétérans abandonnés de la guerre des Malouines.. Notre connaissance, grandissante, de l’español nous rapproche chaque jour un peu plus de ces gens dont la gentillesse, la délicatesse, la proximité nous surprend toujours.
Bientôt, si la météo du rio nous le permet, cap sur Mar del Plata que les « porteños » commencent à envahir, l’été arrive ! On charge pour six mois de vivres car les épiceries vont devenir rares.

Rio de La Plata

C’est toujours dur de partir, ça encore été le cas à Piriapolis, on s’était habitués, on laisse des amis là bas, mais bon, c’est la vie de nomade ! Le vent d’est nous à poussé jusqu’à Colonia del Sacramento, ultime étape uruguayenne, puis traversée du Rio de la Plata, navigation dans les chenaux réservés aux gros bateaux (notre tirant d’eau de 2,70m ne nous permet pas trop de fantaisies dans cet immense embouchure où les fonds sont bien souvent inférieurs à 2 mètres, et ça sur des centaines de milles…) puis le delta, mélange d’Afrique et de Louisiane, sillonné par les lanchas en bois vernis. Skoiern est amarré bien sagement pour deux mois à San Fernando, dans le rio Lujan, entre El Tigre et Buenos Aires. C’est très vert (il y a de l’eau partout), bourré d’oiseaux de toutes sortes, l’eau est couleur café au lait, de l’eau ferrugineuse comme l’expliquent les guides touristiques, mais il doit y avoir bien d’autres choses…L’Argentine nous plait. Comme en Uruguay il y a des chiens partout, qui sont libres et pas agressifs. Il est rare qu’on rentre au bateau seuls, on a toujours un compagnon à quatres pattes en plus, quand il n’essaie pas de monter à bord…El Tigre est très beau, San Fernando aussi, mais il ne faut pas marcher longtemps pour voir la misère et la pauvreté. Les « cartoneros » sont à tous les coins de rue, la vie est chère, et pourtant les gens sont gentils, accueillants, seules les voitures sont agressives. On a enfin retrouvé de vrais cafés où il fait bon prendre son temps, on retrouve de vraies librairies et on achète les fleurs dans la rue.

Carénage

Hola amigos ! ? Que tal ? ? Como estan?
Pour nous tout va bien, nous avons remis Skoiern à l’eau après trois semaines de carénage (encore !), et cette fois ci nous avons pris notre temps et notre bâteau est , presque, fin prêt pour affronter le Grand Sud. Encore un mois ici avant de nous promener le long de la côte Uruguayenne, et ensuite, mi septembre, ce sera l’Argentine. En attendant la population portuaire est toujours aussi abondante et variée, même les tortues viennent demander l’aide de l’homme pour se faire enlever les gros escargots (chinois parait-il…) qui les empêchent de nager correctement !
Pour certains l’été arrive enfin… mais pour nous l’hiver et bien doux, juste assez froid pour profiter du poële.

Piriapolis

On s’intalle pour l’hiver à Piriapolis, c’est tranquille, on a tout ce qu’il nous faut, le port est bien protégé, on va pouvoir se reposer et préparer la suite de notre voyage. On sent déja le Grand Sud ici. Beaucoup de bateaux viennent de l’Antarctique, où vont y aller et la Patagonie est presque un lieu de promenade pour les argentins où autres navigateurs. Les cultures espagnoles et italiennes se mélangent, se complêtent et il est dur de choisir entre la fabrique de raviolis et pâtes fraiches, l’asado ou la paella. Tout le monde se promène avec son maté, jeunes et vieux, le thermos d’eau chaude sous le bras, la « calebasse » à la main.

L’automne est là, l’hiver approche. Première grosse tempête, première flambée dans le poële, on a ressorti les polaires et les animaux sont passés sous la couette…