Marquises

Tahuata et son église, l’Aranui 3, plus paquebot mixte que « goélette », puis Atuona à Hiva Oa, où nous faisons notre pélerinage sur les tombes et dans les musées de Paul Gauguin et Jacques Brel.

Bien des choses ont changé depuis leur « passage », mais la magie des îles reste là.

Nous allons bientôt les quitter, ces îles, en route pour Vancouver, quelques semaines de mer, quelques milliers de milles de plus, on vous racontera.

Gambiers – Marquises

Rikitea, les Gambiers, premier contact avec la Polynésie française, avec la gentillesse des polynésiens, la gaïté des enfants qui nous accompagnent partout et qui nous invitent à la fête de leur école : danses polynésiennes et concours d’art déclamatoire. Rencontre avec d’autres voiliers aussi, certains déja croisés il y a de longs mois et pour la première fois depuis longtemps de l’entraide, de l’amitié, ça fait du bien….

Le vent aura du mal à nous pousser vers les Marquises, mais nous n’en n’apprécierons que plus Hanavave, à Fatu Hiva. L’arrivée dans la baie des vierges est extraordinaire, c’est le plus beau mouillage que nous ayons vu. Lîle est peu peuplée, il n’y a pas trop de 4×4, la nature est splendide et là aussi nous tisserons des liens avec les habitants, là aussi nous aurons du mal à partir….

Pitcairn

Pitcairn, rêve d’enfant, rêve de marin, nous y sommes! La houle est forte, nous mouillons dans ce qui s’appelle Western Harbor, un mouillage par plus de 20 mètres de fond, ouvert à toutes les houles…..Andrew vient nous chercher avec son canot, et quand nous passons la minuscule jetée, poussés par une déferlante de 3 mètres, pour accoster le long d’un quai encore plus minuscule, nous comprenons que le sang des marins du Bounty ne s’est pas gâté! Ils ne sont plus qu’une quarentaine, sur leur île fleurie, reliés au monde uniquement par bateau, et internet! Tous descendants des mutins, de Christian Fletcher et John Adams, le véritable patriarche.
Les jeunes vont faire leur études en Nouvelle Zélande et ne reviennent pas, le Pasteur, Jean Claude, n’a plus beaucoup de paroisiens….Heureusement les paquebots et les voiliers de passage mettent un peu de piment dans la vie de cette petite communauté, où l’influence de l’histoire, leur histoire, est présente partout et à tout moment.
On repart de Pitcairn chargés de fruits et légumes, on a échangé les adresses, on recevra la gazette de l’île par internet, curieux mélange de passé et de présent!

Pâques

Adieu Panama et ses buildings pour riches, adieu nos fidèles pélicans, la longue route pour l’île de Pâques nous attend. Il nous surprendra, le Pacifique, immense désert salé, les rencontres seront rares, un fou par ci, une coryphène par là, pas de bateaux…
Il nous faudra tirer des bords, puis marcher plus de 3 semaines au près, mais la récompense est là : une courte d’escale d’à peine 24 heures dans la baie d’Anakena, le temps que le vent tourne et nous déloge de là. Le temps d’admirer les moaïs qui dégagent tant d’énergie, presque inquiètants, le temps d’admirer les troupeaux de chevaux qui broutent librement. Trop peu de temps, mais nous reviendrons, dans quelques temps, Pâques est sur la route du Chili…..